Des mots contre des photos

Monoprix installe ses nouveaux packaging en rayon. Ultra design et en même temps ultra minimalistes, les emballages jouent avec et sur les mots. En faisant disparaitre les images-produits des emballages pour les remplacer par des mots en gros caractère, le distributeur fait un pari osé : des mots contre des photos. Proche des codes pop-art (tendance massive du moment), ces nouveaux emballages sont déjà un carton.


La MDD compte pour 1/4 de l’assortiment de Monoprix, contre 1/3 pour Carrefour et 1/2 pour Casino. Pour relancer le poids des MDD (Marques De Distributeurs), une révolution était donc nécessaire. C’est désormais chose faite avec un packaging qui suit l’ère du temps graphique adoptant les codes des années 50. Ce sont les couleurs flashy du Pop Art et un rappel au design alimentaire des années 50 que Monoprix et son agence de design Havas City (agence dédiée à Monoprix) ont choisi de rattraper.

Des mots, rien que des mots, pour entourer des produits vendus moins chers pour des marges plus élevés, et des slogans en forme de « Je m’disais » qui s’immiscent sur les emballages. En voici quelques uns à la pelle, à vous de retrouver les produits qui vont avec: à la poêle le boudin, déroulez jeunesse, nous quand on s’ennuie on pêle des tomates, qui a dit que la taille ne comptait pas, serpentins pour les fesses.

Il parait que les produits en MDD sont bons, désormais ils sont beaux, et encore plus visibles dans nos rayons. Espérons que le pari soit réussi.


Pour promouvoir ces nouveaux emballages, Monoprix lance une campagne radio / TV et évenementielle avec une brique de lait géante devant la gare de l’Est et une boîte de tomates conserve majestueuse devant Beaubourg. Le distributeur reste dans l’idée du quotidien « on fait quoi pour vous aujourd’hui » en insistant sur la routine et la répétition, sur un ton cette fois-ci plus potache que pop-artche: « Non au quotidien, quotidien« .


Et pour vous prouver que nous ne sommes pas loin des images popartiennes, voici la photo des fameuses (au goût et à la renommée) soupes Campbell peintes par Andy Warhol. Toutes les mêmes ? Non pas exactement. Ok c’est flou, mais en se rapprochant on note les différences entre chaque conserve. C’est flou mais c’est fou, c’est afflouflou.

Sources : We love new, lineaires.com, moma