Au pied des murs

Vous le savez, vous le voyez et vous l’entendez (pas singe, pas singe, pas singe), aujourd’hui nous faisons tous le mur avec la fête du 7304′ jour de la chute du Mur de Berlin (Trademark), le premier pas de la réunification allemande (réunification officielle le 3 octobre 1990). Comme nous allons manger toute la journée et voir toute la soirée quelques reportages bien « mur », je vous propose donc de regarder cette édifice de béton de façon pourquoi pas, différente.

Depuis quelques semaines la fièvre mote en effet pour réaliser le meilleur direct de l’anniversaire de la mort du mur. Que de publicité pour un mur : voici une chose à laquelle le grand monde de la publicité n’était justement pas habitué, concentré uniquement sur le fait de cacher lesdits murs avec affiches et messages à caractère propagandistes. En témoignent ces premières publicités qui avaient le mérite de durer, parce que peintes à la main, ou encore ce mur en trompe l’œil dont la ville de Lyon s’est faite une expertise. L’occasion d’une belle ballade en province :

En désign, l’occasion également de faire un petit détour chez Stefan Ulrich vainqueur des International Design Awards 2009 avec ce Liquid Wall intéressant permettant l’interaction entre les environnements et la manipulation d’un mur en 3 dimensions :

Voici enfin un petit saut du côté de la photographie avec le travail de Tamir Sher que je découvre à l’occasion de l’événement bisannuel « Photoquai » sur la quai Branly. Sur ce projet, le photographe explore l’impact des lignes, de la séparation et des connexions entre les choses et les humains. Cette connexion s’établit entre le bas de l’image « le caractère éphémère de notre monde » et le haut de l’image « l’éternité naturelle de l’univers« .

Au bout de l’article, je ne peux manquer d’évoquer le mirifique projet des Pink Floyd et plus particulièrement de Roger Waters « The Wall ». Lien facile avec le héros du jour me direz vous ? Oui et non, car l’origine du projet « The Wall » (un album, un concert et un long métrage) est bien la volonté d’établir un mur physique entre les spectateurs et la scène, du à l’exaspération du groupe de voir les spectateurs drogués et alcoolisés faire n’importe quoi à leurs concerts. L’album raconte l’histoire de Pink anti-héros moderne, construisant un mur imaginaire pour se protéger du reste du monde (en psychologie, le mur est une façon de ne pas faire face à la réalité). La chanson Outside the Wall achève l’album par la meilleure des promesses, celui d’une époque nouvelle. De loin la plus méconnue, voici cependant cette chanson, puisque la destruction est l’espoir du jour.

PSdlr : vous connaissez sûrement la barrière de Palestine ou encore la frontière mexicano-américaine, mais connaissez-vous la DMZ en Corée, la ligne verte à Chypre, le mur de Padoue en Italie ou encore la forteresse américaine à Ceuta et Melilla (article) ? Tous ces murs ont été érigé en protection des intérêts souverains des seigneurs des lieux. Tout comme au Moyen-age… A peine évoqués depuis quelques jours, l’anniversaire de la fin des deux Berlin, est peut-être l’occasion unique de mettre nos dirigeants au pieds des murs.