Explosion de couleurs…
…ou feu d’artifice. Le dernier clip de Katy Perry est un cas d’école YouTube spécialité Marketing puisque le clip a été révélé après nombre previews, bandes annonces, teasing acting puis renforcé par un making off. Avec la vidéo, la chanson revêt donc toutes les aspects du film: bande-annonce, clip, making-off, interview de l’artiste. Pour l’occasion, petit détour par le concept feux d’artifice.
Art Édifice
Parce que les feux d’artifice font partie des waouw d’enfants, des souvenirs de sons et de lumière ce concept sera étudié de près : depuis les réflexions métaphysiques de jeunesse sur le « pourquoi j’entends du son alors qu’il n’y a pas de lumière« , aux travaux de bêta chimistes d’adolescents posant naïvement les tiges d’artifice dans des bouteilles vides tous les 14 juillet, en passant par le groupe F, splendides professionnels de la poudre colorée, mêlant images, musiques et couleurs explosifiantes. Un détour qui vaudra nombre retours dans concept store.
Musical help
Mais revenons-en à Katy Perry et à sa chanson « Firework » dont le clip, tourné à Budapest, a été dévoilé fin octobre 2010. Composée et écrite pour être un blockbuster de la musique moderne, cette chanson fait partie de la catégorie REDONNER CONFIANCE, quand le blues devient la couleur du désespoir.
Au final, la chanson n’a malheureusement rien à voir avec Everybody hurts d’REM ou encore Steh Auf wenn du am Boden bist (relève toi quand tu es au sol) des allemands de Die Toten Hosen ou encore Beautiful de C. Aguilera. On est plutôt dans un style proche de Mariah Carey (Hero), à la différence de gamme près: en effet, quand Kate Perry monte dans les tonalités, elle hurle; Mariah Square, elle, continue de chanter.
Pas d’atermoiement sur les paroles, mais plutôt sur le titre, car le clip travaille le concept feu d’artifice plus en profondeur que sur la simple direction artistique. Etonnamment ce n’est en effet pas visuellement que c’est le plus flagrant (le torse qui envoie des feu d’artifice, on se croirait chez Austin Power), c’est derrière le visuel. Sur le plan 2 : les acteurs.
A en croire la vidéo suivante, la production a choisi des figurants qui ont en eux une « sparkle« , une étincelle. Des jeunes qui ont réussi à surmonter des épreuves importantes dans leur vie (maladie, séparation, décès…). Résultat on bascule dans l’émotion, on a un peu plus qu’un clip officiel et ça fait pleurer dans les chaumières.
Katy Perry envisage donc le feux d’artifice comme une belle illustration de l’espoir et du talent. L’énergie et la couleur d’une humaniste profonde, tellement humaniste, qu’une fois, elle a kissed a girl.
Du bruit et du rythme
Pour Feist, les feux d’artifices deviennent des notes de batterie venant éclairer la scène en même temps que rythmer les émotions de la chanteuse, quand la marque allemande WERU insiste surtout sur le côté ultra-bruyant des résonances lumineuses. Une campagne de 2008 qui utilise la réduction d’échelle pour illustrer l’effet isolant de ses fenêtres. Le visuel d’un prêtre sonnant une mini-cloche est aussi utilisé dans la campagne.
Intéressant également de voir comment l’équipe créative de St Gobain Glass a géré exactement le même objectif de communication. Moins d’honneteté pour la marque qui affirme éliminer totalement le bruit (les mots ne traversent pas la vitre, seule la bulle la franchit, comme si on voyait la radio continuer d’articuler).
L’étoile filante en mieux
Enfin pour terminer, le feu d’artifice c’est également une trajectoire. Un fil lumineux puis une explosion de couleurs. Une belle façon d’imiter la trajectoire d’une balle de golf, ainsi que le mythe de gloire qui entoure ce sport.





