50 fruits et légumes frais par jour

Arcimboldo, Giuseppe avant son nom, est un peintre du XVIeme siècle rendu célèbre par l’addition tabloïdienne de fruits ou de légumes, tout ça parce qu’il ne savait pas dessiner. Ce complexe lui venait d’une mère brutale et d’un père absent, mais également des longues heures passées devant sa soupe (« tu ne sortiras pas de table tant que tu n’auras pas fini!… »), qui ont sûrement fait de lui un narcisse d’un genre poireaux, observant son reflet dans les morceaux de carottes, de pommes de terre ou de radis; l’ajout de fruit n’est venu que vers la fin du XVI’s. Son art, qualifié de futuriste par les anciens, s’apparente à une sorte de pixelisation fruitée précurseur de la photographie moderne, nouveau design pour corbeille de fruits ou cabas à légume.

Au niveau marketing, la forme avec le fond, c’est à apprécier au bistrot romain, ou avec une bonne bouteille de pineau des Charentes…

Bien entendu, l’abus de légumes reste dangereux pour l’haleine fraiche; quant à l’exotisme de la bouteille, il passe bien entendu par le figuratif selon le bon vieux slogan : « figuratif cum fructis et legumus in cabas sic mamis terra publicis que bellum » : « plus belle la publicité avec des fruits et des légumes dans un bon vieux cabas de grand-mère ».

Quand à la beauté du planning stratégique, c’est de sortir une campagne en même temps qu’une exposition dédiée à la source d’inspiration (…expiration…). C’est même mieux quand les deux s’affichent l’un à côté de l’autre : des fruits et des légume, monsieur est servi !